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DOSSIER. XV de France : les mots sur les maux des Bleus

Pourquoi le XV de France va-t-il si mal ? Retour sur dix dernières années qui ont modifié le statut des Bleus sur la scène internationale.

28/11/2017 à 16h00
Retour sur l'origine du mal du XV de France.
Retour sur l'origine du mal du XV de France.

Ce qu’il y a de bien avec le XV de France (si, si !) c’est qu’il nous facilite la tâche. En faisant match nul, les Bleus ont fait écho à leur niveau de jeu durant cette tournée de novembre 2017. Oui, l’équipe de France est nulle. Elle l’est même depuis un moment. Soyons honnêtes deux minutes : on l’a tous vu venir, ce déclin. Si Philippe Saint-André l’a longtemps symbolisé, si Guy Novès et ses joueurs l’incarnent aujourd’hui, les maux ne sont pas apparus un soir d’automne à la U Arena quand un XV de France autrefois candidat au titre mondial s’est montré incapable de battre une nation du Tier 2 à domicile, aussi talentueuse et rafraîchissante soit-elle.

Mais alors, d’où viennent ces maux, et pourquoi sont-ils apparus ? Ouvrons le dossier qui traite de l’évolution du rugby professionnel depuis dix ans et ne concerne donc pas l’éternel débat sur la formation, serpent de mer du rugby français. Qu’il faudra (aussi) régler, un jour…

L’après 2011 et la fin d’une génération dorée

  • Un titre de vice-champion du monde en trompe l’oeil

À quand remonte la dernière contre-performance des Bleus face à une nation du Tier 2 ? Au 1er octobre 2011, et cette défaite face aux Tonga 19 à 14, au premier tour de la Coupe du monde. Problème : les Tricolores iront jusqu’en finale de la compétition. Un titre de vice-champion du monde, certes, mais surtout l’arbre qui cache alors la forêt. En Nouvelle-Zélande, les Bleus éliminent l’une des pires équipes anglaises de l’histoire en ¼, battent le Pays de Galles vite réduit à 14 en ½, avant de s’incliner en finale. La bande de Marc Lièvremont méritait de l’emporter face aux All Blacks ? Oui, mais pas de soulever le trophée Webb-Ellis sur l’ensemble du tournoi.

Cette Coupe du monde 2011, c’est aussi la dernière grande compétition d’une génération dorée, celle des Yachvili, Servat, Harinordoquy, Nallet, Bonnaire, Rougerie, Clerc. Si on y ajoute Jauzion (non sélectionné) et le duo Mas-Dusautoir (qui ira jusqu’en 2015), on compte plusieurs majeurs ayant incarné la réussite du rugby tricolore dans les années 2000. Tous auraient pu figurer dans une équipe-type internationale, sorte de XV Mondial composé des meilleurs joueurs de la planète. Quel Français, à l’heure actuelle, pourrait y figurer ? Et ce, depuis 2012 ?

  • Une génération dorée… à l’éclosion facilitée

Au-delà de l’expression bateau, pourquoi cette finale de 2011 est-elle l’arbre qui cache la forêt ? Parce que cette fameuse génération qui a remporté cinq fois le 6 Nations (dernier sacre en 2010) a été la dernière à pouvoir éclore sereinement dans le rugby français. Une époque où le rugby professionnel est encore très jeune, et les étrangers encore peu présents dans le championnat de France. Les étrangers… Un problème pointé du doigt depuis presque dix ans, dont les conséquences se font aujourd’hui ressentir. En 2011, le mal était déjà fait.

Il y a dix ans, les équipe de Top 14 - et de Pro D2 pour les cas du RCT et du Racing 92 - ont commencé une véritable course à l’armement. Tout le monde sait ce qu’il s’est passé depuis : les jeunes Français, sauf exception, ne jouent pas ou pas assez. Qui pourrait affirmer qu’un Vincent Clerc ne serait pas barré par un Fidjien ou un All Black à deux sélections s’il devait débuter sa carrière en 2017 ? Qui pourrait affirmer qu’un Vincent Clerc ne se retrouverait pas en Fédérale 1 à la recherche de temps de jeu ? Les Bleus auraient loupé un sacré joueur… et les Bleus en loupent certainement beaucoup depuis quelques saisons.

  • Trop de concurrence pour la génération actuelle… ou pas assez ?

Aujourd’hui, il suffit à un jeune d’enchaîner deux bons matchs pour qu’on l’envoie médiatiquement en équipe de France. Vrai ou faux ? Reprenons l’exemple de Vincent Clerc. Si on grossit volontairement le trait, on peut considérer qu’au début de sa carrière, le Toulousain affrontait chaque week-end un potentiel concurrent chez les Bleus. Une concurrence qui sublime, en plus de celle existante au club, où l’ailier devait déjà gagner sa place face à Heymans, Garbajosa, Jeanjean, puis à Thomas ou Médard ensuite.

Le seul poste où la France n’a pas de problème de réservoir, est celui de demi de mêlée. Pas un hasard : dans la culture française, le n°9 est le patron - dans les pays anglo-saxons, c’est le n°10 - et très peu d’étrangers ont été recrutés à ce poste. Les clubs utilisent majoritairement des Tricolores à la mêlée, ces derniers s’affrontent chaque week-end et les Bleus se retrouvent avec une dizaine de joueurs pouvant prétendre au niveau international. Preuve qu’il y a du talent en France, et qu’il suffit de le laisser s’exprimer… A contrario, la faiblesse de nos piliers droits ou de nos ailiers s’expliquent par le grand nombre de Sud-Africains, Géorgiens ou Fidjiens en Top 14, qui ont barré des potentiels internationaux aujourd’hui en Pro D2 ou en Fédérale. Où le niveau augmente de saison en saison, tiens tiens...

L’influence des clubs et l’hypocrisie JIFF

  • L’éternelle guerre LNR - FFR

C’est une certitude : en France, les clubs ont le pouvoir. Si on grossit là aussi le trait, le but des présidents de clubs est de gagner des trophées, et de l’argent. L’équipe de France ne leur apporte pas de sous. Alors, l’intérêt supérieur du rugby français… C’est le grand cheval de bataille de Bernard Laporte : rapprocher la Ligue et la Fédération. Laporte, un personnage capable d’aller au charbon mais un personnage trop clivant aux méthodes qui dérangent. Vous avez aimé la guéguerre que se livrent la FFR et la LNR depuis quelques mois ? Vous devriez être rapidement resservis.

  • Les JIFF, la vraie/fausse solution

La loi interdit de légiférer sur un nombre précis d’étrangers dans l’effectif d’un club. La LNR a donc contourné le problème en mettant en place les JIFF, censés faciliter la présence de jeunes Français formés dans l’Hexagone sur les feuilles de matchs. Or, il suffit de recruter un Fidjien de dix-huit ans, et de le mettre trois ans en convention dans ton centre de formation pour que celui-ci devienne JIFF… Un joueur peut donc être estampillé “formation française” tout en défendant le maillot d’une autre équipe nationale.

Les clubs n’appartenant pas à la Fédération (comme c’est le cas des provinces en Irlande ou des franchises en Nouvelle-Zélande), il est impossible de fixer des quotas et de limiter à sept (par exemple) le nombre de joueurs non sélectionnables avec la France présents dans l’effectif professionnel/espoir. Ce qui serait pourtant un début de réponse, concernant la place des étrangers dans le championnat de France : les clubs se limiteraient à recruter quelques stars capables d’apporter un plus et de transmettre aux jeunes, et ne feraient plus appel à des seconds couteaux. On règlerait aussi le fléau des jokers médicaux.

  • #LeMeilleurChampionnatDuMonde

Voilà un autre problème dont tout le monde a conscience. Le Top 14 est lent, ennuyeux et nous offre des matchs cadenassés. Peut-on en vouloir aux présidents ? Aux entraîneurs qui jouent leur tête et ferment le jeu, à de trop rares exceptions ? Le championnat de France ne prépare pas au niveau international où la vitesse prédomine. Toulon a bien gagné récemment la Coupe d’Europe à trois reprises, mais avec combien de joueurs sélectionnables sur la feuille de match ?

Un président préfèrera investir sur un Sud-Africain de 25 ans parfois moins cher qu’un jeune JIFF. Un entraîneur fera jouer ce même Sud-Africain car lui sera déjà prêt pour le haut niveau. Le Top 14 est serré, et le suspense souvent au rendez-vous. L’exigence de résultats au sein d’une compétition qui a explosé médiatiquement (là aussi depuis dix ans) a fait disparaître le reste.

L’évolution du jeu et le retard pris sur les autres nations

  • Copier à contre-temps avec PSA...

L’autre grand facteur du déclin, c’est ce rugby français, symbolisé par son équipe nationale, en retard sur l’évolution du jeu. On copie et on oublie de créer. Pendant l’ère Saint-André (2012-2015), place à un rugby physico-physique avec un jeu hyper stéréotypé et des golgoths sur le pré. Or, c’est un jeu qui avait permis à l’Angleterre (2003) et l’Afrique du Sud (2007) d’être championnes du monde… Les Bleus avait donc quatre à huit ans de retard.

Pourquoi avoir fait ça ? Philippe Saint-André n’a pas été un grand sélectionneur mais il a eu du succès en… Angleterre dans les années 2000 (tiens, tiens). Il s’est donc appuyé sur ce qu’il connaissait et n’a pas eu le bagage technique (ni le staff à ses côtés) pour faire évoluer le plan de jeu. Dommage : PSA  a eu sous ses ordres les derniers “grands anciens” du rugby français et aurait donc pu s’appuyer sur eux pour lancer la génération actuelle qui ne demandait qu’à jouer plutôt qu’à faire du wattbike.

  • … et Guy Novès

C’est Guy Novès qui devait être nommé en 2011, mais le Toulousain avait alors décliné la sélection. Aurait-il permis de limiter les dégâts en adoptant un rugby fait de vitesse et de passes ? C’est ce que l’actuel sélectionneur tente de faire depuis février 2016. Problème : c’est un système que tout le monde a adopté depuis 2012… Les autres nations ne nous ont pas attendus et jouent de cette manière depuis cinq ans, sont en confiance. Logique qu’elles soient meilleures que nous : elles sont tout simplement plus en place. Rajoutez le problème générationnel et la mauvaise dynamique de résultats depuis ce “titre” de vice-champion du monde et vous comprendrez pourquoi le XV de France bafouille. Les Bleus avaient coutume de s’appuyer sur une grosse mêlée et une ligne de ¾ joueuse. Qui pour isoler un point fort de l’actuelle équipe de France ?

  • Le sélectionneur seul responsable ?

Oui, Guy Novès a ses torts. Ses adjoints aussi. Pas épargné par les blessures, le groupe France a tout de même beaucoup (trop) évolué depuis l’arrivée du nouveau staff. Mais ce dernier ne peut être tenu seul responsable. Les joueurs ont aussi leurs torts. Mais les incriminer quand ils sont eux aussi victimes du système (étrangers, Top 14…) peut paraître malhonnête.

On revient à ce problème de génération : les joueurs lancés depuis 2010 et cette dernière victoire dans le 6 Nations n’ont jamais connu ce XV de France conquérant. Certes, les Bleus ont souvent été vus comme une équipe de coup et n’ont jamais gagné la Coupe du monde. Mais il faut aussi tenir compte de la difficulté de battre les Blacks. Et au moins, à l’époque, le 6 Nations revenait à Paris une fois sur deux. Les Huget, Picamoles, Guirado, Maestri, Trinh-Duc, Bastareaud ou Fofana, trentenaires, n’ont jamais incarné une équipe de France capable de renverser n’importe qui : ils resteront malgré eux la génération tremblante à l’idée de recevoir le Japon...

Des solutions ?

Sortir du cercle vicieux semble quasi-mission impossible, sachant que l’équipe de France n’a jamais été la meilleure équipe de la planète ©. Assainir les relations entre la LNR et la FFR serait un début, régler le problèmes des étrangers une promesse d’avenir. Mais les clubs le veulent-ils vraiment ?

Ensuite, suivre l’exemple anglais pourrait être une idée… mais ce serait à nouveau copier. On l’a dit plus haut, l’Angleterre était en-dessous de tout en 2011. Elle a depuis révolutionné son système, au nom du fameux intérêt supérieur de l’équipe nationale. Des jeunes joueurs à fort potentiel ont été lancés par Stuart Lancaster. Pas prêts pour 2015, ces jeunes forment aujourd’hui la base de l’équipe menée par Eddie Jones, qui n’a perdu qu’une seule fois depuis sa prise de fonction. Pour rappel, l’Australien est arrivé à la même période que Guy Novès...

En France, les pépites sont là, d’Antoine Dupont à Damian Penaud en passant par Camille Chat ou Baptiste Serin. Alors, faut-il les installer et viser 2023 plutôt que 2019 ? Faut-il changer de sélectionneur et faire appel à un étranger, comme ont su le faire l’Irlande, le Pays de Galles, l’Ecosse ou l’Angleterre ? À supposer qu’on révolutionne notre rugby pour accompagner ces pépites, il faudra de toute façon plusieurs années pour rattraper notre retard. En attendant, les Bleus iront en Nouvelle-Zélande cet été et aller en ¼ de finale du prochain Mondial signifiera battre le XV de la Rose ou l’Argentine dès le premier tour.

coach03
coach03
aujourd'hui les gamins ont tellement de choix pour s’éveiller qu'ils s'essaient un peu a tout ça passe du trampoline au foot du terrain à une salle douillette et aux manette du jeu vidéo, dans ma ville il y a tous es sports et on s’entrainent les mêmes jours que le foot et bien pour 10 nouveaux arrivants au foot nous avons un seul gamin qui vient au rugby, et certains sont poussés par les parents parce que trop turbulents et d'autres sont amener en garderie, c'est la mentalité des temps modernes, trop rare sont ceux qui insistent et pour certains ça va jusqu'au moment d"aller a la fac, pour changer en partie il faudrait des classes sport étude à partir du primaire plus nombreuses actuellement on en trouve une par département et encore.
xeuz
xeuz
Question : Pourquoi n'est il pas possible de mettre un seuil du nombre de selectionnable par équipe , suivant les regles IRB, dans les équipes du TOP14/ProdD2, etc ? Pas de racisme, ni de question de nationalité, juste en fonction de regles pour participer à un championnat d'une federation liée/affiliée à l'IRB ? Les Irlandais ne le font ils pas pour leur province ? Pour illustrer: joueur X, venant d'un pays Z , après Y années dans le championnat top14/prod2 devient selectionnable. Donc il rentre dans les quotas sur les feuilles de match, et peut etre appelé par Gnoves
MARCFANXV
MARCFANXV
Bcp de choses empreintes de bon-sens & de lucidité sur l'état actuel & passé du XV de France...D'accord sur tous les constats sans concession sauf sur : " L' origine du mal !".. Non, non, le lent déclin du XV de France (pas tant en terme de résultats que de cote d'amour, d'attrait, de plaisir pris & donné etc..) ne trouve pas racine dans l'extinction d'une supposée génération de Dinosaures de ce Jeu ! D'ailleurs, je ne crois pas au concept de "Génération Dorée", tout au plus, 1 ou 2 leaders de Jeu, de Groupe, de ce que vous voulez, un soupçon plus charismatiques ou brillants que les autres...Des bons joueurs, des leaders, il y en a eu avant, il y en aura après et il y en a mm pendant...Reste à savoir comment les utiliser, dans quel contexte, quel état d'esprit,pour "Quoi faire ?".... Je pense que les racines, on les trouve corrélativement à une forme de reniement et de lissage du Comment est pratiqué, compris et envisagé ce Jeu avec l'Esprit Français qui nous caractérise... Le début de la dégringolade, correspond à la mandature B.Laporte en tant que sélectionneur (n'y voyez aucune correspondance avec le BL aujourd'hui Pdt de Fédé !)... Le "Pas de Faute" et pragmatisme à tous crins a agit tel un incubateur à inhibition du Joueur, frein à toute nouveauté ou innovation, transformation du "Prise d'intiative" en "Prise de risque" etc.... Il a aussi été le déclencheur d'un système de pensée visant à substituer la Recherche appliquée à la recherche fondamentale qui nous caractérisait depuis tjrs (en gros, recycler ce qui se fait chez les autres plutot que de chercher à avoir un coup d'avance !)....Et, aujourd'hui, on continue avec ça ! On voudrait faire du AB bidouillé à une sauce hexagonale !!!! Force est de constater que depuis 25 ans, aucune innovation majeure dans la pratique du Jeu de Rugby, n'émane de qq cerveau Frenchie que ce soit. Un peu paradoxal quand on se remémore que toutes les générations d'Anglo-Saxons nous enviaient cette capacité à réinventer ou aborder dans un sens différent, un peu "fou" ce Jeu inventé par (et qq part "Pour") eux !!!! Du 1/2 Tour Contact jusqu'au French Flair (que d'aucuns voudraient aujourd'hui catégoriser dans des principes de Jeu alors qu'il ne s'agissait que de libérer la fibre créatrice de chacun !!!), repenser, imaginer un nouveau ou autre Rugby, ça c'était le Rugby "A la Française". Pas toujours gagnant, loin s'en faut, mais empreint de Panache et, oui, j'ose la formule "guidé par une forme de Romantisme". Si ça gagnait pas à tous les coups (enfin....pas moins qu'aujourd'hui !), ça gagnait les coeurs, parfois les tripes... Le Rugby s'est coupé de ses racines naturelles chez nous... Arrètons, cette quête permanente et désespérée d'appliquer des préceptes venus d'ailleurs qui ne nous correspondent pas... Réinventons notre Rugby...Celui qui nous correspond..Avec nos défauts et nos qualités...
eaglefoot
eaglefoot
Moi je me demande comment on a pu retomber après une tournée d'été 2016 très correcte contre l'Argentine et une tournée d'automne 2016 très encourageante : à l'époque on parlait d'un problème de finition et il s'en est fallu d'un cheveu pour qu'on tape les australiens et les blacks n'étaient pas loin devant. A l'époque les problèmes cités dans l'article étaient les mêmes : étrangers, Top14, JIFF... mais on sentait que Guytou tenait le bon bout. Alors est-ce qu'on considère que tout s'est effondré en à peine 1 an ? est-ce que ce n'est pas plutôt 2017 qui est une (mauvaise) exception et qu'on va repartir sur les bases de 2016 ?
HookAHooker
HookAHooker
Le Rugby en France n'est plus un Rugby d'évitemment mais de confrontation. Comme dit plus bas ca fait peur aux parents qui ne veulent plus laisser leur enfant à "l'ecole de la vie", le réservoir s'épuise... on recrute encor plus d'étranger. Il nous faut sacrifier quelques objectifs (IV nations, coupe du monde 2019) pour recontruire sur des fondamentaux à différent niveau, la génération des trentenaires est crâmée, elle ne nous apportera pas grand chose pour l'avenir à plus de 2-3 ans. Mais les 25-30 ans sont les futurs cadres de la sellections, ils doivent pouvoir avoir la chance d'atteindre les 40-50 selections ( Pour comparaison Farrell a 26ans et 56 sélections! ) pour accumuler de l'experience et entamer le changement profond de notre jeu, revenir à ce qui faisait l'ADN du rugby francais avant...Bernard Laporte qui a été le premier à amener en France ce rugby stéréotypé. La FFR doit s'appuyer sur le Rugby à 7 (ou même le touch rugby) pour attirer les jeunes dans les écoles. Il represente le rugby qui nous aimerions pratiquer. La venue de Ben Ryan pour aider les sélectionneurs est une bonne chose. Le recrutement de jeune joueur de top14 ou de proD2 sous utilisé en est une autre. Mais c'est du court terme. Sur le long terme le 7 developpe la technique individuelle, la vision peripherique et la prise de decision rapide. J'avais lu un article sur Rieko Ioane qui au moment ou il est arrivé dans sa franchise avait toute ces qualités mais manquait un peu de physique. Après 6 mois - 1 ans à bosser sur son physique il est devenu un joueur incroyable. On ne devrait pas travailler pour développer la technique individuel à Marcoussis ... c'est déjà trop tard! Un point que l'article n'aborde pas ce sont les blessures combien de jeunes joueurs se retrouve avec des blessures aux ligaments, tendons qui necessitent des opérations et de longues abscence? Cela les bloques dans leur progression. Je ne dis pas qu'il faut les protéger mais il faut les médecin et le staff soit capable d'anticiper et d'évaluer les risques plutôt que de faire jouer à tout prix certain (le fameux turn over). Je n'ai pas lu les articles ou des joueurs on dit mentir sur de potentielle blessure pour rester en club, mais si c'est vraiment le cas on est passé à un autre niveau sur le clivage FFR LNR. Il faut des contrats fédéraux que la FFR fait signer aux joueurs afin d'alléger les charges pour les clubs et éviter ce genre de chose. Aussi je n'imagine pas des joueurs de la génération Harinordoquy reffuser une sélection pour leur club... Y a t-il un problème de motivation (argent? fierté de porter le maillot), est-ce une dérive du professionalisme qui au final rend le maillot du club que le maillot national? Le professionalisme a des défauts mais aussi des qualités et la France les sous exploite. Je pense au préparateur mentaux, physique et autres qui dans l'ombre font qu'un joueur est à 100%. Les plus grands sportifs sont évidement des athlètes mais surtout ils ont un mental qui les poussent au delà de la douleur et les forces à se surpasser. Le XV de France n'a rien de ca aujourd'hui.
Puchpuch
Puchpuch
Il manque juste un point qui me paraît important. D'après un article que j'ai lu je ne sais où, les joueurs lâchent complètement le sélectionneur. Certains demanderaient à leurs clubs de les déclarer bléssés et d'autres s'en moquent de ne plus revenir car ils en ont marre des méthodes de notre sélectionneur (engueulade, méthodes obsolètes...). Même Picamoles s'est plaint de la préparation physique imposée par le staff de l'Edf car elle était trop axée sur le foncier mais pas assez sur l'explosivité (ce qui correspondrait plus à ses qualités).
Flanquart St Lazare
Flanquart St Lazare
Merci pour l'article et merci aux nombreux commentaires intéressants. Deux petits compléments, un négatif, l'autre positif. Négatif : je me rappelle encore de Goze disant que le XV de France n'avait pas de pb puisque vice-champion du monde (sic) et que les joueurs ne jouaient pas assez pour le prix auquel ils sont payés (re-sic). Comment tu veux bâtir avec un mec pareil ??? Positif, un cercle vicieux ça se brise : il y a même pas 10 ans, on disait l'Ecosse en danger de mort. Sans une erreur d'arbitrage ils auraient été en demi de CDM en 2015 et ils viennent d'accrocher les Blacks et de corriger les Australiens.
Heooo
Heooo
Merci pour l'article il est très juste et il résume bien des idées qui sont émises (notamment sur ce forum) depuis longtemps. Juste une petite réaction supplémentaire, L'Equipe a sorti un article divulguant des réactions de joueurs (anonymes bien sûr, sinon c'est pas marrant) qui exprimaient leur mécontentement, disant se "faire chier" à Marcoussis, faire semblant d'être blessés plutôt que venir en EDF... est-ce qu'il n'y pas là un sérieux problème ? Je veux bien qu'il y est un décalage générationnel avec Novès, que celui-ci soit un peu dépassé, mais lorsque les joueurs subissent leurs placages, qu'ils ne mettent aucune intensité dans leurs déblayages, qu'ils sont incapables d'assurer sur les ballons hauts etc... quelle est la responsabilité du staff ? Ce serait bien que les joueurs se remettent en cause par eux-mêmes et qu'on les y aide. Ils sont dans un confort énorme, prennent des primes même lorsqu'ils perdent et qu'ils sont ignobles, il y'a peut être des choses à revoir là. Que les joueurs qui n'ont pas envie de venir soit courageux et le disent ouvertement plutôt que demander au staff de leur club de les déclarer blessés. Bref je crois qu'il y a également des questions à se poser sur la mentalité de certains mecs.
dusqual
dusqual
ah punaise. brunel fait partie des pistes pour remplacer noves a la tete des bleus.
dusqual
dusqual
www.youtube.com/watch?v=LdfB8pM-qLw attention c'est sale!!
PIPIOW
PIPIOW
apres tout est ce que ca gene la ligue et les présidents de clubs que l edf prenne des tannées? perso je crois pas donc tout va bien la solution a court terme n existe pas donc on est 8 eme nation et on a des resultats de 8 eme a moyen et long terme elle existe mais elle ne peux pas etre mise en place avec la structure actuelle donc on restera 8 eme et on aura des resultats de 8 eme et voila y a des choses plus grave dans la vie
ARI
ARI
S'il faut prendre un exemple autant le prendre chez nous. Le handball français domine ça discipline depuis plusieurs années mais ce n'est pas venu en un jour. Tout d'abord la base de pratiquant est très large et totalement multi sociale, il y a des clubs partout en France. Sous prétexte que le sud est la vraie patrie du rugby nous abandonnons la moitié de la France. je vois de plus en plus de clubs dans le sud-ouest disparaître il serait temps d'ouvrir grand la fenêtre pour laisser entrer l'air frais... Toujours en parlant du handball, il y a eu un investissement important de l'état, de la fédération et des ÉCOLES pour faire de ce sport une évidence d'intégration et de bel esprit. L'argent est également tombé de manière importante pour soutenir cet effort. Les clubs ont joué le jeu en libérant leurs joueurs, il faut dire qu'à l'époque il y avait moins de pression financière (ce qui est moins le cas maintenant, nous verrons bien demain si ça pose un problème). Il y a toujours eu une transmission entre les leaders de l'équipe et les jeunes arrivants ce qui donne une continuité d'esprit d'équipe et la volonté de laisser en place l'entraîneur pour développer un type de jeu y est pour beaucoup. Enfin bref, voir des bisons se foncer dessus en pétant les rotules et en assommant son voisin n'aidera pas les parents à mettre leur enfant au rugby pas plus qu'en UNNS. Autre chose le handball a pu grandir dans de bonnes conditions épargnées qu'il était par les médias ne montrait que très peu d'intérêt pour ce sport. Aujourd'hui l'attente du joueur messie et du résultat tue tout développement dans le rugby... Enfin bref je pourrais continuer des heures en comparaison alors le modèle n'est peut-être pas à des heures d'avion mais chez vous. Enfin c'est ce que je pense.
Kyb
Kyb
Eh bien, j'aurais pu écrire cet article à ceci près : moins de certitude à l'égard de Serin. Du reste, il faut vraisemblablement revoir la question de la part étrangers/Jiff/(jeunes) sélectionnables, sans pour autant tomber dans ce que nous regrettions tous il y a dix ans, du simple spectateur peu assidu au poseur de plâtre du Dimanche en passant par le DTN. Il faut donc éviter de retomber dans un carcan d'impuissance sur la scène européenne au niveau des clubs, face à l'attractivité des Anglo-saxons qui comptaient déjà des Boks, Wallies et Blacks quand nous peinions à attirer des compères des Roff ou Pool-Jones. C'était déjà le fer de lance de campagne du Fou(r)voyant et c'est bien rappelé par notre rédac' : l'ambition de qui doit primer, clubs ou équipe nationale ? Du coup, que penser de la politique exclusive de la Fédé galloise et de son sélectionneur (néozed !), Warren Gatland ? Plutôt qu'une chasse aux sorcières, il faut peut-être donner pleins pouvoirs à la DTN et au sélectionneur, tout en revoyant fondamentalement la composition de son staff qui semble à la fois dépassé et paralysé.
Khris
Khris
La meilleur solution reste de taper ou ça fait mal, exprimons notre colère envers le système du rugby français en boudant les stades, les abo canal et being. Quand on leur aura fermé les vannes, ils réagiront et pas avant, imaginer un bouleversement dans le rugby alors que l’argent abonde tient de la pure utopie.
Remets tes Rangers
Remets tes Rangers
Je pense que le plus important pour espérer aller de l'avant, c'est d'être réaliste. Pour le 6 nations, la France doit avoir pour objectif de ne pas récupérer la cuillère de bois. Pour la coupe du monde sortir des poules serait un bon résultat... C'est comme ça qu'on peut construire un groupe. On demande des miracles aux joueurs. On devrait suivre le même parcours que l'écosse. Longtemps 5ième nation européenne et maintenant qui bat l'australie à plate couture. Par contre je sais pas si on est capable d'accepter ça...
Amis à Laporte
Amis à Laporte
J'ai lu la quasi totalité des commentaires. La plupart sont judicieux, appropriés et pleins bon sens. Les solutions envisagées sont réalistes ET réalisables. Mais nos dirigeants, les présidents de club, les grands argentiers du top 14, canal + (je n'ai mis aucune majuscule, ils ne le méritent pas) veulent-ils que cela change ? Est-ce que cela sera rentable ? Parce qu'aucune solution ne sera trouvée sans l'aval des présidents-entrepreneurs...
WazZarA
WazZarA
Pour moi i l y a deux aspect dans la mauvaise tournée des bleus cette automne. Les absents : Comment construire une équipe qui trouve des automatismes quand tu perds une ligne de 3/4 (Lopez ; Vakatawa ; Fofana ; Lamerat ; Nakaitaci ; Dulin) par rapport a ceux que tu a vu le plus performant durant le début de l’ère Novés ? Devant tu payes un tribut moins lourd mais il y aussi de la casse. Et je vois pas comment on peu incriminé la préparation quand t'as des fractures ou des ligaments qui pètent, bref on a aussi une bonne grosse poisse, surement le revers de la "french chatte" ! Le staff : Certes il me paraissait difficile de faire une tournée réussit avec autant d'absents importants mais durant les 4 semaines passé ensemble l'équipe n'as pas progressé et ça c'est le plus dramatique. L'autre point qui m'interroge a propos du staff est le choix des hommes. Pourquoi y avait-il des joueurs présents sur la liste élite dans leurs clubs durant cette tournée ? Pourquoi les joueurs de la listes élite sélectionné ne sont pas titulaires ? Quand je vois que Doumeyrou et Bastareau sont titulaire sur les deux premiers tests alors que Chavancy et Penaud de la liste élite sont disponible qu'elle est la logique de groupe ? Comment les joueurs qui ont préparé cette tournée et qui n'ont pas pu prendre du plaisir avec les copains car sur un rythme de préparation différent vivent un tel désaveux ? Niveau managérial c'est zéro. Laporte a-t-il mis son grain de sel la dedans ? Et le plus gros problème c'est qu'il n'y a personne qui puisse avoir la légitimité de Novés a la tête de cette équipe (Azéma, Collazo et Garbajosa n'ont pas encore gagné suffisamment de titres selon moi) et je ne vois pas d'étranger (Woodward sérieux ? ça fait 12 ans qu'il n'entraine plus, le rugby n'a plus rien a voir), dire qu'il aurait suffit d'avoir les ... de virer St André et prendre Cotter quand il a quitté Clermont ! Je ne parlerai pas du Top14, depuis 5 ans ont l'aménage, les internationaux ont des plages de rassemblement équivalentes a celles des anglais cette critique du championnat (pas sur le fond de jeux mais ce n'est pas un problème structurel) me paraît de plus en plus ressemblé a un bouc émissaire permettant de ne pas remettre en cause nos compétences.
Un riz savant scie
Un riz savant scie
En France, on aime faire des diagnostics, mais on n'est pas très bons pour les solutions. La plupart des articles sont assez pauvres sur le plan des prospectives et répètent en général les mêmes mantras : améliorer les relations entre fédé et ligue, faire jouer les jeunes, faire évoluer la formation. Certes, et concrètement ? Par quelles mesures précises ? C'est révélateur de la faiblesse de nos perspectives. Votre article a la vertu de dire à la fin que ce n'est pas en copiant qu'on s'en sortira.
Vae Victis Brennos
Vae Victis Brennos
En tout cas, je constate que l'analyse et les concluions de celles-ci sont exactement les mêmes que l'on avait il y'a tout juste deux ans. Nous n'avons pas avancé d'iota.
ced
ced
il nous reste le dopage
Ahma
Ahma
Comment peut-on croire à ce phantasme des grands joueurs français dont on n'entendra jamais parler, parce qu'ils sont barrés par des étrangers médiocres et se retrouvent en fédérale ? Les grands joueurs trouvent toujours leur place, ceux qui ne s'imposent pas dans un club n'ont tout simplement pas le potentiel d'un international. Les joueurs de l'équipe de France sont bien les meilleurs joueurs français, nous n'avons pas de génies cachés ( et en aurions nous que ça ne changerait d'ailleurs pas grand chose au fond du problème, tant il est clair qu'il ne s'agit pas d'une histoire de qualité individuelle ). Qu'on nous explique pourquoi les Anglais, qui ont au moins autant d'étrangers dans leur championnat, ont aujourd'hui une équipe nationale aussi dominatrice ? On pourra avancer toutes les explications qu'on voudra, c'est bien la preuve définitive que la présence des étrangers dans un championnat domestique ne conduit pas fatalement à l'échec.
Salade de Phalanges
Salade de Phalanges
Je vais parler pour le court terme: Faut quand même pas oublier que les débuts de Novès était encouragent, il y avait une véritable envie de jouer debout et les matches était pas dégeus. Malheureusement l'équipe a totalement changé depuis et j'ai l'impression que aujourd'hui les joueurs l'ont lâché. Les débuts de Picamoles, Guirado étaient parfait et l'arrivé de certain de certain durant les deux ans l'ont été également. Mais il y a rien qu'a voir le nombre de blessé et de changement depuis 2016 pour comprendre ce qu'il ne va pas (c'est a peu près) Début 2016: Le XV de départ: Spedding ; Fofana, Mermoz, Fickou, Vakatawa ; (o) Trinh-Duc, (m) Machenaud ; Camara, Chouly, Lauret ; Maestri, Flanquart ; Slimani, Guirado, Poirot. Remplaçants: Chat, Pelo, Atonio, Vahaamahina, Goujon, Bézy, Plisson, Medard. Debut 2017: Le XV de départ : Dulin ; Nakaitaci, Lamerat, Fickou, Vakatawa ; (o) Lopez, (m) Serin ; Gourdon, Picamoles, Sanconnie ; Maestri, Vahaamahina ; Slimani, Guirado (cap), Baille. Remplaçants : Chat, Ben Arous, Atonio, Le Devedec, Chouly, Dupont, Trinh-Duc, Huget. Equipe pour commencer la tournée de novembre : Ducuing - Thomas - Doumayrou - Bastareaud - Huget - (o) Belleau - Dupont (Toulouse) - Gourdon -Picamoles - Cancoriet - Gabrillagues - Vahaamahina - Slimani - Guirado - Poirot. ça n'explique pas totalement notre nullité dans les rucks ou nos ENORMES faute de mains mais comment construire une équipe si elle change tout le temps ? Novès a déclaré dans le midi olympique qu'il avait pendant ces deux ans tâter le réservoir mais j'en doute, j'ai l'impression que comme PSA avant lui il bricole en priant pour qu'il n'y ait pas de blessé (ce qui arrive tout le temps). Je suis dépité de voir notre EDF dans cette état, et je vois pas les solutions à court terme pour gagner un 6 nations et faire bonne figure en CDM...
Jiff-idée-de-génie
Jiff-idée-de-génie
Comment ça les jiffs un problème ?! #j'aitoujoursétédanslefutur
m73
m73
J'ai l'impression que tout le monde se réveil ? Ca fait depuis 2010 que c'est comme ça et une finale miraculeuse en 2011 n'y changera rien. L'équipe change, les staffs changent mais le jeu est resté coincé en 2010 au même titre que le top 14 devant lequel "on se fait chier" . Toutes les équipes ont compris qu'il fallait privilègier la vitesse de jeu à la percussion sauf nous. Résultats des zone 1 ou 2 ou ça rentre systématiquement et derrière on met du temps à libérer car les mecs se font prendre à deux voir à trois (voir au ballon ) . La France n'a pas de soucis ne mêlées, ni en touche, le coups de pieds sont correctes. Il y a un gros manque d'intelligence de jeu, d'intelligence tactique et forcément de repaires puisque c'est jamais les mêmes depuis des années. Certaines équipes ont acceptées de perdre plusieurs matchs avec les mêmes pour construire et aujourd'hui ça de concrétise avec l'écosse par exemple et encore plus avec cette équipe du Japon qui compense largement sont déficit de poids par de la vitesse. Preuve que le clé se trouve ici.
Cap200
Cap200
Faut arrêter avec ça: vice-machin, c'est pas un titre. Sur un palmarès, on lit les titres, pas les finales ou demi-finales. Sur le Bouclier ne figure que le nm du vainqueur. Recalculez le palmarès des Gourous français à cet aune et ils dégonfleront. A force de se forger des palmarès avec des "finaliste; demi-finaliste; vice-champion..." les gars se croient à un niveau qu'ils n'atteignent pas. La culture de la gagne, c'est aussi la sècheresse d'un palmarès. Un vrai
Aurel
Aurel
Merci pour cette analyse que je partage. Je me permets de rajouter 3 autres petits points à votre analyse : Premierement l equipe de France n est pas à proprement parler une equipe. La composition d equipe change à chaque match, impossible de trouver des automatismes dans ces conditions. Evidemment le top14 trop physique est l un des probleme majeur. Mais je trouve également que les sélectionneurs appliquent trop la politique de l homme en forme pour cacher la misère collective derriere les exploits individuels des fofana, vakawa, thomas, Dupont. Il esr temps de revenir à l essence du rugby, l equipe. La presse devrait egalement se calmer en réclamant la présence en equipe de france de n importe quel joueur realisant 3 bons matchs. Deuxième souci, le niveau technique. Là encore on peut parler de la formation, mais le top 14 et son jeu stéréotype n aide pas. Beaucoup de jeunes tres prometteurs regressent avec l age, fickou par exemple. Les manques techniques les plus flagrants sont chez les avants, le deblayage et les passes sont tres mal maîtrisés. Il y a urgence ... Dernier point, l ambiance autour de l equipe de France. Sur la tournée le meilleur match fut sans conteste celui de lyon. La raison est simple, les types jouent sans pression. Le cycle de défaites du XV de France inhibe tellement les joueurs qu ils en perdent leur rugby. Et là Laporte est responsable, le staff aussi et la presse également. J imagine aussi que certains clubs doivent mettre la pression quant à d eventuelles blessures
pereram
pereram
Je n'ai pas l'ambition de dire que je connais bien le rugby. Mais je me rappelle quand même que quand je jouais en jeune, on nous apprenait que quand on fait un maul on let le ballon au fond, et lorsque le maul ralentit, on le désaxé Je me rappelle qu'en mêlée on nous disait d'être le plus serré possible pour être fort Je me rappelle qu'on nous demandait de ne jamais nous couper du soutien Je me rappelle qu'on nous disait de toujours s'entraîder, d'être solidaire. Et sur cette tournée j'ai vu tout l'inverse. \*On perd nos ballons sur maul (alors qu'on avait avancé) parcequ'on met pas le ballon au fond et qu'on desaxe jamais. \*J'ai vu la première ligne rentrer en mêlée dans être alignés \*J'ai vu une équipe de france toujours chercher à jouer au large, et aller peter quand ça devient la seule solution, et ainsi toujours s'éloigner du soutient des gros qui peuvent nettoyer les rucks \*J'ai vu 13 joueurs laisser serin dans la merde quand il s'est accroché avec les japonais (un seul à réagi) Malgré l'imlense talent individuel des joueurs, j'ai l'impression que les vases sont oubliées
dom666
dom666
Et on oublie aussi, l’égoïsme des joueurs de maintenant qui gère une carrière. Le club compte plus car ce sont eux qui paye... L'amour du maillot n'existe plus. A la mi temps du match on voit des joueurs avec des écouteurs. Cela montre qu'ils n'en ont rien à br. .. de leur matche et de l'EDF...
artillon
artillon
Difficile de compiler toute l'histoire du rugby français de ces 20 dernières années en quelques pages. Merci pour cet effort, mais je remarque un certain schématisme dans certains passages. Je prendrais notamment celui-là: "On revient à ce problème de génération : les joueurs lancés depuis 2010 et cette dernière victoire dans le 6 Nations n’ont jamais connu ce XV de France conquérant. Certes, les Bleus ont souvent été vus comme une équipe de coup et n’ont jamais gagné la Coupe du monde. Mais il faut aussi tenir compte de la difficulté de battre les Blacks. Et au moins, à l’époque, le 6 Nations revenait à Paris une fois sur deux. Les Huget, Picamoles, Guirado, Maestri, Trinh-Duc, Bastareaud ou Fofana, trentenaires, n’ont jamais incarné une équipe de France capable de renverser n’importe qui : ils resteront malgré eux la génération tremblante à l’idée de recevoir le Japon..." Il y a une manière de compiler les noms qui est trop rapide. Trinh-duc, Pica et Bastareaud ont été bien lancés avant 2010. Donc, oui, ils ont été au contact de la génération précédente, et ont remporté un Grand Chelem (mis à part Picamoles), des tests contre l'Afrique du sud pour certains, contre l'Australie pour d'autres (Fofana), et même... les Blacks, chez eux à Dunedin pour un certain nombre d'entre eux. Ce n'est pas parce qu'ils font partie de cette triste EDF d'aujourd'hui que leur histoire est dépourvue de toute réussite. Arrêtons de dénigrer ces hommes qui ont façonné aussi (comme Guirado aujourd'hui, comme Maestri, comme d'autres) le rugby bleu. Oui, on se souviendra d'eux et de leurs faits d'armes, même s'il y a plus de défaites que de victoires ces derniers temps. Non, on ne se souviendra pas d'eux que pour ce match nul contre le Japon, qui je l'espère, dans les années qui viennent, ne sera qu'anecdotique. Surtout que le Japon sera certainement très performant dans les années qui viennent.
Grand Sachem aux sages commentaires
Grand Sachem aux sages commentaires
Il est impossible de limiter le nombre de joueurs étrangers salariés par les clubs ; mais est-il impossible à la FFR de limiter le nombre de non-sélectionnables par feuille de match ?
Alban Queroute
Alban Queroute
Ben voila tout est dit!! Ca ressemble un peu ce que je disais il n'y pas si longtemps au sujet de la première défaite contre les Blacks. Enfin on a beau aboyer, quelque soit la direction rien ne change et le Top 14 continuera à faire sa loi.
Team Viscères
Team Viscères
Pour compléter le regard sur les Anglais, leur réforme a été mise en place dès la finale perdue contre les Boks en 2007 pour une "éclosion" après 2015... 8 ans de maturation pour un projet. Ce qui rend très inquiétant notre situation. Même si en haut lieu on faisait la bonne analyse (ce qui n'est pas gagné) et qu'on mettait en place des vraies mesures qui vont dans le bon sens au lieu de simples mesures "tape-à-l'oeil" comme le JIFF ou le salary cap (ce qui n'est pas gagné non plus), on serait incapable d'attendre patiemment 8 ans et on foutrait tout en l'air si aucun résultat ne vient au bout d'un an ou deux.
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